Editorial

ça va mieux en le disant,

 L’Assemblée Générale est le lieu idéal d’échanges d’idées, de concertation entre adhérents et de recentrage sur l’objet associatif du Club.

Je voudrais par ce papier redonner ou recentrer l’image du Club dans la défense du patrimoine industriel Automobile et faire savoir à nos chers élu(e)s et concitoyens que nous sommes un facteur économique non négligeable.

Il me semble aujourd’hui que notre liberté de circulation va diminuer de plus en plus au titre de la pollution supposée être engendrée par nos vieilles soupapes. Il est évident que les tankers venant de Chine chargés de produits de mauvaise qualité, les cargos, le trafic aérien, les paquebots, eux, ne polluent pas et continuent à se promener librement. Notre liberté de circulation sera peut être entravée également par la complexité des contrôles techniques, les différentes étapes nébuleuses de la carte grise de collection et les arrêtés préfectoraux.

Ce constat, si vous le partagez, est peu rassurant, voire pessimiste pour l’avenir de nos véhicules. Dommage.

Nous aimons, c’est ma perception, sortir ensemble avec nos véhicules rutilants (surtout les miens) et les montrer aux concitoyens. Le faible kilométrage, même additionné, de nos voitures reste une quantité négligeable de CO2 au regard d’autres pollueurs que j’ai déjà cité.

Concernant l’autre point qui est l’économie engendrée par notre passion commune, le Club, par ses presque 80 adhérents et ses 100 voitures connues, développe quelques euros supplémentaires dans le circuit local.

Garagistes, pièces détachées, salon de voitures anciennes, bourses d’échange automobiles, sellerie, stations service, pneumatiques, carrosseries, revendeurs spécialisés, assurances, industrie cinématographique, presse spécialisée ou non, musée, etc… sont des atouts économiques importants pour consolider l’économie locale mais également nationale à l’échelon du territoire.

Je voudrais donc par ce papier réveiller… les conducteurs de ces drôles de machines venues du temps passé, et les inciter à être vigilants sur l’avenir de notre passion commune.

Il me semble qu’il faut porter haut et fort :

– que l’Automobile Club de Vichy entretient la mémoire industrielle, la promène, l’explique, refait vivre à certains des psychodrames d’enfance heureuse en 2 CV, en Dauphine et Triumph, sans pour cela détruire la couche d’ozone,

– que l’Automobile Club de Vichy contribue à l’économie locale, et pas que celle de la restauration gastronomique ou celle d’excellents traiteurs,

– que l’Automobile Club de Vichy est un facteur de lien social de premier ordre.

Je crois que ces deux paradigmes, défense du patrimoine et facteur économique non négligeable sont des bases à entretenir auprès du public lors de nos sorties conviviales et gastronomiques.

Voilà, comme dit Télérama, ça va mieux en le disant, je vous laisse à vos réflexions sur ces deux sujets sachant bien évidemment que notre Club est d’abord un Club de loisirs, un super loisir qui n’est absolument pas dévolu aux plus aisés ni aux spéculateurs de tous ordres, mais d’abord aux passionnés de vieilles ferrailles …… !

Merci pour votre attention et pour vos futurs commentaires.

Le 20 Janvier 2019

Pascal Chatonnet